Quel est le comble pour une infirmière ?

Tout le monde connaît cette formule de blague, quel est le comble pour …

Elles sont drôles, n’est-ce pas ?

Celle-ci pourrait l’être et pourtant !

Quel est le comble pour une infirmière ? C’est de ne pas connaître son état de santé…

Vous allez me dire, de quoi elle me parle. Comment ça, les infirmières ne connaissent pas leur état de santé ! C’est une blague ?

Je vous explique.

J’ai connu à l’âge de 46 ans un profond épuisement, je dis profond parce que je n’arrivais plus à me lever. J’avais réduit considérablement mon périmètre d’action. Normal, parce que mon énergie vitale était basse. Mon corps s’est mis en mode économie d’énergie pour utiliser le peu d’énergie qui lui restait pour assurer ses fonctions vitales (nutrition, élimination, respiration).

J’avais déjà connu à 29 ans un épisode semblable. J’en suis sortie avec une fatigue persistante nommée fatigue chronique, vous savez, celle qui colle à la peau. Puis des allergies sont apparues, toujours un peu d’insomnie, de la tristesse/dépression comme humeur de fond, de la constipation et petit à petit de plus en plus d’infections, surtout ORL, des maux de tête, des hypoglycémies depuis l’âge de 20 ans…

Et avec tout cela, je me considérais en bonne santé, Quelle blague ou surtout quel manque de connaissances sur ce qu’est réellement la santé !!!

Qu’est-ce-que j’ai appris à l’école d’infirmières. J’ai appris des grands groupes de maladies, comme un immense catalogue avec des sous-titres : gynécologie, psychiatrie, pneumologie… J’ai appris à diagnostiquer des maladies, pourtant, je ne suis pas médecin. J’ai appris un autre grand répertoire, celui de la pharmacie et des médicaments que l’on donne pour traiter tel ou tel symptôme, ou maladie.

Et puis, un jour, j’en ai eu marre de passer mon temps à donner des médicaments. Je me suis retrouvée en profond désaccord avec cette démarche.

J’ai commencé à me soigner différemment. Je suis allée vers une ostéopathe. Elle a soulagé mes douleurs de dos, (je continuais à me penser en bonne santé). Là, j’ai compris que je pouvais trouver une réponse à un inconfort physique autrement que par des médicaments, dont je commençais à devenir allergique. Mon ostéopathe s’est occupée de la cause de mon mal de dos. Je n’ai plus mal.

Après mes 2 grossesses, j’ai eu du mal à récupérer, toujours avec cette phrase de fond, « c’est normal d’être fatiguée après la naissance d’un enfant ». Eh bien, non, je ne suis pas en accord avec cette phrase. NON, ce n’est pas normal d’être fatiguée à ce point-là après la naissance d’un enfant.

En faisant mes recherches, sur l’épuisement, je découvre avec stupeur l’état de santé des infirmières. Il n’est pas bon. Elles sont usées, épuisées, comme j’ai pu l’être.

La définition du burn-out est liée à un épuisement professionnel, je sais que pour beaucoup d’infirmières c’est le cas. Pour moi, la cause profonde de cet état est lié à ma physiologie déjà faible depuis longtemps, et je ne le savais pas. Et puis, j’aurais pu faire comme ma mère, morte d’épuisement à 46 ans.

J’écoute un homme de qualité. Il s’appelle Fabien Moine, naturopathe (vous pouvez le découvrir sur sa chaîne You tube, elle porte son nom). Pourquoi je le considère ainsi. Parce qu’il a une démarche intégrative, cela veut dire qu’il crée sa pensée, sa vision, à partir de différentes approches, en connaissant les points forts et les limites de chaque méthode. Je suis dans cette même démarche.

Il nous questionne sur notre état de santé. Qu’en est-il quand nous consommons des quantités de café pour tenir une journée ? Quand nous prenons un somnifère pour dormir, quand nous prenons un laxatif pour aller à la selle. Ce sont des béquilles. Pourquoi en avons-nous besoin ?

Comment fonctionne notre corps ? De quoi a-t-il besoin ? Et surtout qu’est-ce-que la santé ?

De quoi a besoin notre corps pour être en parfaite santé ?

En devenant infirmière, je me suis habituée à une consommation de médicaments. Je n’ai rien remis en question.

Et puis ma santé se dégradant progressivement, j’ai commencé à me dire, là il y a un problème. Quand j’ai eu une réaction allergique massive à un médicament que je prenais depuis longtemps pour le mal de dos, je ne vous dis pas la trouille. Je ne pouvais plus faire confiance à ce qui m’avait aidé dans le passé, du moins c’est ce que je croyais.

Je me suis engagée sur une nouvelle voie. Celle de faire confiance aux capacités d’autoguérison de mon corps. Ce processus se nomme régénération. J’ai commencé par changer mon alimentation, pour une alimentation vivante. La vie est revenue dans mon corps. Je me sens plus légère, ma santé s’améliore.

Miam !

Je deviens responsable de ma vie, de mes choix, de ma santé. J’ai décidé de ne plus prendre de médicaments, de jeûner, de respirer, de me reposer, d’accepter que mon rythme soit plus lent que la moyenne des gens. Et ce n’est pas facile dans cette société où nous sommes jugés, évalués sur notre performance. Ça aussi, je l’ai mis de côté. Être performante ne m’intéresse pas. Je travaille à devenir efficace. C’est un changement fondamental de vision.

Je souhaite dire à toutes les infirmières qui liront cet article, mesdames, la fatigue chronique n’est pas une fatalité. Vous avez appris à vous occuper des autres. Et vous, qu’avez-vous fait pour vous ?

La fatigue est peut-être la conséquence d’un oubli, celui de vous-même.

Je suis porteuse d’espoir. Tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir. Je le vis chaque jour un peu plus. J’ai fait confiance à des personnes qui m’ont montré un nouveau chemin, celui de la régénération. Il nous conduit à la vie. La fatigue/dépression est une sous vitalité qui nous empêche de vivre pleinement notre vie.

Merci – Carole

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