Je rends hommage à Madame Laurence Dejardin, médecin. Elle a travaillé de nombreuses années sur le syndrome d’épuisement, le burn-out. Ce texte est la retranscription d’une vidéo disponible sur le site regenere.org . C’est un échange entre Laurence Dejardin et Thierry Casasnovas.

 

Les indicateurs du syndrome d’épuisement :


c’est une fatigue extrême, il n’y a pas de récupération avec le sommeil. C’est un diagnostic différentiel de la dépression, il n’y a pas de troubles de l’humeur comme dans la dépression, pas au début, cela peut évoluer vers une dépression clinique.
Cet état peut aller jusqu’à des maladies. C’est la définition de condition de travail non physiologique. C’est la définition du burn-out. Peut-être étendu à toute autre situation, mère au foyer, parents d’enfant handicapé, gens qui ont un rythme de vie non physiologique, et au décours de pathologie chronique grave (cancer, maladie auto-immune…). 

La cause du syndrome d’épuisement est le stress, et le stress est non spécifique. Les mécanismes de stress ne sont pas spécifiques quelques soit la cause professionnelle, une infection aiguë, une situation conflictuelle familiale… Au final , c’est toujours les mêmes mécanismes physiopathologiques qui se mettent en place.

Quelle que soit la cause du stress intérieure ou extérieure, le stress est une hyper stimulation du système nerveux sympathique, en particulier du système cortisol, donc il y a un épuisement surrénalien.

 

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L’épuisement surrénalien est la phase terminale. Avant, il y a un hypercorticisme chronique, une hyper production de cortisol. Et surtout, il se crée un déséquilibre entre les hormones du stress et les hormones antistress, en particulier l‘ocytocine et les hormones du système nerveux para sympathique qui normalement doivent s’équilibrer l’une, l’autre. Il arrive un moment où il y a un emballement du sympathique et le para sympathique ne fonctionne plus (cela amène à un déséquilibre avec entre autres, trop de cortisol).

Dans la phase suivante, les surrénales s’épuisent et elles ne vont plus pouvoir produire d’hormones, c’est la phase burn-out, être cramé de l’intérieur, il n’y a plus de réserves. Le cortisol aide le corps à utiliser ses réserves d’énergie, théoriquement pour répondre à un danger aigu qui se prolonge. Mais là, cela devient un danger chronique, on épuise, on épuise, et à un moment donné il n’y a plus rien.

Le caractère chronique perdure alors que le stress initial est terminé. Parce qu’il y a un déséquilibre entre les 2 systèmes nerveux, sympathique et para sympathique. Il y a besoin de relancer le système para sympathique.

Les autres conséquences de ce déséquilibre :
l’hyper production de cortisol (ou hyperinsulinisme) entraîne une résistance à la nutrition, car l’insuline n’est pas efficace, le sucre ne rentre pas dans les cellules, son taux reste élevé dans le sang, une alerte est donnée pour sécréter encore plus d’insuline. Cela conduit au diabète.

Tout ce qui n’est pas indispensable au moment du stress est mis au repos, l’objectif est de faire fonctionner le cœur, les muscles, la respiration. Même le cerveau est mis au repos, dont la mémoire. Sont maintenus la vision, une analyse rapide de la situation. On va retrouver ça dans le stress chronique.

Il y a également de la rétention hydrosodée, liée à l’excès de cortisol.

En phase terminale, il n’y a plus assez de sécrétion de cortisol, d’où baisse de la tension artérielle parce qu’il n’y a plus la rétention hydrosodée. Son but étant de remplir les vaisseaux pour maintenir la tension. C’est un des signes qu’il n’y a plus assez de cortisol, provoque donc la baisse de la tension artérielle.

Les enzymes du foie deviennent inefficaces. La détoxination devient difficile. En situation d’épuisement, il est important de soutenir le foie. La personne s’auto intoxique. Elle va être malade dans les périodes de détoxination. Cela va avoir également une action au niveau digestif. 

 

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Le travail de Laurence porte sur les lois créationnelles :

 

3 lois, la nutrition, les rythmes biologiques et les relations affectives : 

 

1- la nutrition :

des études ont été menées dans les services de grands brûlés, où le stress est intense et devient chronique. La résistance à la nutrition s’installe. Donc, ces personnes pour pouvoir cicatriser doivent assimiler les protéines. Or, ils n’assimilent plus et il y a une dégradation rapide de leur état. Il a été observé que la nutrition optimale c’est d’apporter 75% d’hydrates de carbone (sucres). Si on apporte des sucres trop rapides, on favorise les hypo glycémies suivies des hypers glycémies, provoquant un stress organique, donc inintéressant. Dans les services de réanimation, l’alimentation est parentérale, continue, il n’y a pas de flash.

L’action est d’apporter des sucres lents : des fruits (sucres non rapides), des sucres les plus simples possible pour limiter la résistance à la nutrition.

Miam !

Avec 75% de sucres, on va mieux utiliser les lipides, mieux les oxydés, et les protéines vont être mieux assimilées pour la reconstruction.

D’autres études ont montré que 15% de lipides sont suffisants ainsi que 10% de protéines.

2 – les rythmes biologiques :

dans la Bible, il est question d’un rythme de 7 jours. Dieu créé le monde en 6 jours et le 7e est un jour de repos. Il demande à l’homme de respecter ce repos. C’est le plein accomplissement de Dieu et de l’homme, et, tu te reposeras pour bénéficier de cette œuvre.

La question de Laurence est : est-ce que ce rythme de 7 jours a un intérêt sur un plan physiologique pour nous ? Ses recherches se sont tournées vers la chronobiologie qui étudie les rythmes du vivant.

Les études ont été surprenantes, réalisées par des personnes détachées de la Bible. Elles ont montré qu’il existe des rythmes de 7 jours dans le vivant, constaté dans le règne animal, végétal, humain. Et on a constaté un rythme de 7 jours du cortisol.

Donc, on sécrète une certaine quantité de cortisol pendant 6 jours. Puis si on respecte  un repos de 24 h, le cortisol après va remonter. Si on ne le respecte pas, le cortisol ne remonte pas.

C’est endogène, inscrit dans nos gènes. 

Toutes nos cellules sont indexées sur ce rythme de 6 jours.

Il faut s’arrêter un jour par semaine, toujours le même, pour respecter le 6/1. Le choix du jour de repos va synchroniser le jour où le cortisol remonte. Ce rythme endogène va s’adapter au jour de repos que nous allons choisir.

Un jour de repos est un jour où nous avons des activités différentes, choisir des activités relativement calme pour ne pas solliciter les surrénales en créant une réponse adaptative trop élevée. Ce n’est pas le jour de la performance. Idéalement, ne pas ouvrir son ordinateur pour travailler.

Si ce rythme n’est pas respecté, les chances pour le redémarrage des surrénales sont compromises.

La place du massage : pour calmer le système nerveux orthosympathique, il faut faire remonter les taux d’ocytocine, l’hormone antistress et qui s’oppose point par point aux effets du cortisol (antidote du cortisol), cela va recréer un équilibre du système sympathique.

Massage ou câlin, les deux permettent la libération de l’ocytocine

Et procéder à la mise en place d’une alimentation adaptée avec des sucres simples, des acides gras simples pour que l’organisme les assimile au mieux, avec le ratio : 75% de sucre, 15% de matières grasses et 10% de protéines. Au-dessus de 10% de protéines, c’est un facteur inflammatoire fort et en dessous de 6%, le foie perd de ses capacités à détoxifier, il manque d’acides aminés pour faire fonctionner ses enzymes : on s’auto empoisonne (et le corps n’arrive plus à se reconstruire sachant que dans l’épuisement, il y a une fonte musculaire, c’est recommandé de ne pas descendre en dessous de 6% de protéines).

Pédale douce sur les produits animaux pour 2 raisons : ce sont des protéines complexes que nous avons du mal à digérer et ils sont riches en méthionine (stimule la croissance des cellules cancéreuses, la méthionine est présente dans les produits animaux, nous en avons besoin en faible dose) délétère pour un organisme épuisé avec un système immunitaire abaissé. Il peut se développer des cancers s’ils sont sous-jacents.

Laurence préconise les jus de légumes verts. Elle utilise également la spiruline a raison de 3 càc/jour (apport d’acide aminé).

Jus vert fait avec des légumes crus

Les jus sont essentiels, les légumes et les fruits sont prédigérés, c’est donc la panacée pour des organismes épuisés.

 

3 – la relation est facteur de guérison.

Des études faites sur les guérisons remarquables, inattendues, chez des personnes atteintes de maladies incurables, ont guéri de façon inattendue. Quand on creuse l’histoire de ces personnes atteintes, ici, de cancers, ce qui les a amené à la maladie est une situation de désespoir /impuissance (l’inhibition de l’action). On le retrouve dans la physiologie du stress. Ce qui amène le stress, ce n’est pas l’agent stresseur, c’est la façon dont on réagit à l’agent stresseur qui est déterminant. On ne peut pas répondre à l’agression en fuyant ou en luttant, cela crée le désespoir. 

Ce qui est observé, c’est que les personnes non accompagnées vont mourir comme attendues, et celles qui ont eu un nouveau mode relationnel qui a redonné l’espoir ont toutes guéries. 

C’est le sentiment d’être impuissant face à une situation qui amène la personne a tombé malade. Ce qui répare, c’est de trouver une relation qui a un autre regard sur la vie, sur ce qui se passe, qui amène à penser que c’est faux qu’on est pour toujours impuissant.

La conclusion de cet échange est que les facteurs amenant à tomber malade sont nombreux. C’est un processus multi factoriel. La génétique compte, son expression par l’épigénétique également, le mode de vie, l’alimentation, la vie sociale et relationnelle.

La voie de guérison est multi factorielle.

Quand on est dans une situation pathologique, il y a une exigence d’intégrité dans l’application de ces lois, si on le fait à moitié, cela ne va pas marcher parce que tout est défaillant. Il faut mettre tout en place pour favoriser la guérison : alimentation, rythme de vie, diminution du stress, les relations (une relation sécurisante semble suffisante).

La nutrition n’est qu’un élément dans la guérison. L’exposition au soleil, le sommeil, le massage font parti des soins. Il n’y a pas besoin de chercher des solutions extraordinaires tout est à portée de main. 

Si vous êtes dans cette situation, que vous cherchez de l’aide, je vous invite à remplir ce formulaire pour prendre contact avec moi. Je suis Carole Mary, infirmière et psycho-praticienne. J’aide les femmes épuisées, les mamans fatiguées à redevenir actrices de leur vie, en réglant fatigue chronique, burn-out pour retrouver la vitalité, joie. Je vous propose une séance découverte, elle est gratuite. Elle dure 45 minutes, pour qu’ensemble nous faisions le point de votre situation, pour faire connaissance et voir comment je peux vous aider. Pour ce faire, vous pouvez remplir ce formulaire, ici. Merci 💐

Merci Me Laurence Dejardin, j’ai une immense gratitude pour votre travail.

 

Carole

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