Aujourd’hui, je vous présente une femme. Elle est infirmière et travaille à l’hôpital. Elle a vécu un burn-out douloureux. Ce sont ses conditions de travail qui l’ont conduite à souffrir à ce point. Voyons cela ensemble : le burn-out d’une infirmière, le témoignage de Marina.

 

 

Bonjour Marina, peux-tu te présenter ?

Je m’appelle Marina, j’ai 31 ans, je suis infirmière. Je suis venue en France en 2014 pour travailler en tant qu’infirmière. 

J’ai surtout travaillé à l’hôpital.

J’ai travaillé dans un service totalement désorganisé. Il y avait de nombreux dysfonctionnements, pas de cadre, une charge de travail trop élevée et un gros manque de personnel. Parfois, nous avions des intérimaires, et parfois non, alors, il fallait s’occuper de tout le service en étant seule.

Et en plus, certains salariés ne faisaient pas leur travail ! Cela ajoutait à la charge de travail déjà élevée.

 

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Tu as vécu un burn-out Marina ?

Oui, j’étais hyper stressée, je ne dormais pas la nuit.

Je n’arrivais pas à couper du travail. C’était terrible avec une charge de travail très élevée, sans aide. Je faisais le travail de 3 personnes.

Je ressentais beaucoup d’inquiétude le matin, en arrivant à l’hôpital. Qu’allait-il encore se passer ? Qu’est-ce que j’allais devoir encore vivre pendant cette journée ? 

Je faisais de l’insomnie et je devenais de plus en plus fragile. 

 

Comment as-tu su que c’était un burn-out ?

Je ne le savais pas au début. Je ne dormais pas, j’étais fragile. Je sentais que j’avais besoin d’aide. Je ne me sentais pas bien du tout.

Je n’arrivais pas à dormir, j’étais très sensible, j’étais à la limite de me sentir persécutée.

 

 

 

 

 

 

As-tu demandé de l’aide ?

Pas directement, c’est un ami qui petit à petit m’a aidé à comprendre que j’avais besoin d’aide. C’est sa gentillesse et son écoute qui m’ont aidé.

J’ai pris un arrêt de travail et j’ai décidé de ne pas reprendre dans ce service où les conditions de travail étaient intolérables.

Je faisais aussi le travail du cadre. Oui, tu comprends, il n’y en avait pas. Il fallait bien que quelqu’un s’en occupe.

Finalement, je suis allée consulter un médecin. C’est mon ami qui m’y a poussé. Tu sais, je ne suis pas quelqu’un qui se met en arrêt de travail. Je me disais, ça va aller, il y a beaucoup de travail.

Le médecin m’a donné un arrêt de travail et j’ai été hospitalisé tellement, je n’allais pas bien. Je suis restée un mois à l’hôpital. J’avais besoin de couper avec ce travail, de dormir.

Je suis restée 3 ans dans ce service.

 

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Qu’as-tu ressenti à ce moment-là ?

Quand j’étais submergée, je me disais, peut-être que ça va aller mieux.

Je suis restée dans ce service, car ils me payaient une formation pour obtenir un diplôme universitaire. C’était important pour moi.

Je me disais que c’était de ma faute si j’étais comme cela. Je ne m’étais pas rendu-compte que c’était aussi grave !

Et tu sais, je ne sentais plus le goût des aliments dans ma bouche tellement j’étais stressée. J’étais écœurée. J’avais perdu le plaisir de manger. Et je n’avais pas de pauses pendant mes journées de travail !

 

As-tu eu des actions ?

Oui, celle d’aller consulter un médecin, puis j’ai été hospitalisé. 

Avec le repos, j’ai récupéré petit à petit.

Et j’ai décidé de ne plus retourner sur ce lieu de travail et de changer d’emploi.

 

Est-ce que tu peux nous donner un conseil pour les femmes qui liront cet article ?

Oui, il faut s’écouter, s’arrêter : prendre soin de soi. 

Apprendre à mettre des limites et à s’arrêter.

 

 

Aujourd’hui, comment te sens-tu ?

Je suis très bien. Je travaille beaucoup et ça va. Dans mon nouveau travail, je me sens très bien.

 

 

Merci, chère Marina, d’avoir accepté de témoigner pour moi, pour je puisse continuer à aider les femmes à donner du sens à des situations difficiles de leur vie, de leur état de fatigue, d’épuisement, pour les aider à avoir des actions efficaces pour aller mieux et retrouver un épanouissement personnel.

 

 

 

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